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Gestion d’actifs

comprendre l’asset management sans jargon

Le terme paraît réservé aux initiés. Dans les faits, c’est une activité simple à comprendre dès qu’on en pose les bases.

Un homme observe des graphiques de marché financier affichés sur plusieurs écrans et sur une tablette.
Réponse rapide

La gestion d’actifs, ou asset management, consiste à gérer des capitaux pour viser le meilleur rendement possible à un niveau de risque choisi. Elle est exercée par des sociétés de gestion, pour le compte d’investisseurs particuliers ou institutionnels. On y accède par un fonds collectif ou par un mandat dédié.

  • Un principe simple : faire fructifier des capitaux selon un cap risque/rendement.
  • Des acteurs identifiés : sociétés de gestion et gérants de portefeuille.
  • Deux accès : la gestion collective ou la gestion sous mandat.
  • À ne pas confondre avec la gestion de patrimoine, plus large.

La gestion d’actifs, en clair

La gestion d’actifs désigne une activité financière simple dans son principe : gérer des capitaux pour en tirer le meilleur rendement possible, en fonction d’un niveau de risque accepté au départ. Ces capitaux peuvent appartenir à celui qui les gère, mais le plus souvent ils lui sont confiés par d’autres. En anglais, on parle d’asset management ; en français, on dit aussi gestion de portefeuille.

L’idée tient en une phrase : vous confiez une somme à un professionnel, vous fixez ensemble un cap — plus ou moins prudent, plus ou moins offensif — et ce professionnel investit pour vous en respectant ce cap. Il n’y a là rien de réservé à une élite. Une partie de l’épargne de millions de personnes, à travers leur assurance-vie ou leur plan d’épargne, passe en réalité par de la gestion d’actifs sans qu’elles emploient le mot.

Ce qui distingue cette activité, c’est l’arbitrage permanent entre rendement et risque. Viser plus de rendement, c’est accepter plus de risque ; chercher la sécurité, c’est renoncer à une partie du gain potentiel. Toute la gestion d’actifs se joue dans cet équilibre.

Qui fait quoi

sociétés de gestion et gérants

Au centre de l’activité se trouve la société de gestion, parfois appelée asset manager. C’est l’entreprise qui administre des fonds d’investissement et gère des portefeuilles pour le compte de tiers. À l’intérieur, le gérant de portefeuille est la personne qui prend les décisions d’investissement au quotidien, dans le cadre fixé par le mandat ou la stratégie du fonds.

Les clients sont de deux ordres. Les investisseurs institutionnels — caisses de retraite, assureurs, grandes entreprises — confient des montants importants. Les particuliers, eux, accèdent à la gestion d’actifs par des produits plus accessibles, souvent via leur banque ou leur assurance-vie.

Un indicateur résume la taille d’une société de gestion : l’encours sous gestion, ou AUM pour assets under management, c’est-à-dire le total des capitaux qu’elle gère pour ses clients. Plus cet encours est élevé, plus la société pèse dans le paysage financier. C’est le premier chiffre que l’on regarde pour situer un acteur.

Deux façons de confier ses actifs

Concrètement, on confie ses capitaux de deux manières, qui ne s’adressent pas aux mêmes profils. Le choix tient surtout au montant disponible et au degré de personnalisation recherché.

Mutualisée

La gestion collective

Vous placez votre argent dans un fonds — un organisme de placement collectif, ou OPC — aux côtés d’autres investisseurs. Chacun détient une part proportionnelle à son apport. Avantage : même avec une somme modeste, vous accédez à un portefeuille diversifié.

Sur-mesure

La gestion sous mandat

Vous déléguez la gestion d’un portefeuille qui vous est propre. Un mandat fixe le cadre — risque, actifs autorisés, objectifs — et le gérant décide ensuite sans vous solliciter à chaque opération. Plus personnalisée, cette formule suppose un capital plus important.

Gestion active ou gestion passive

Une autre distinction structure le secteur : la manière dont le portefeuille est piloté. Elle se résume à une question — chercher à battre le marché, ou se contenter de le suivre — et cette question a un coût.

ApprocheObjectifFrais
Gestion activeFaire mieux qu’un indice de référence : le gérant sélectionne, arbitre, prend des parisPlus élevés (travail de sélection)
Gestion passive (indicielle)Répliquer un indice sans chercher à le battre (les ETF en sont l’exemple type)Réduits (peu de décisions)

Le débat entre les deux approches tourne largement autour de cette question des frais, qui grignotent le rendement année après année. Aucune n’est supérieure dans l’absolu : tout dépend de ce que l’on recherche, de l’horizon de placement et de la confiance accordée au gérant.

Gestion d’actifs ou gestion de patrimoine

ne pas confondre

Les deux expressions se ressemblent, mais ne recouvrent pas la même chose. La gestion d’actifs se concentre sur les portefeuilles financiers : elle fait fructifier des capitaux investis sur les marchés. C’est un métier de gestion d’investissements.

La gestion de patrimoine, ou wealth management, est plus large. Elle englobe certes les placements, mais aussi la fiscalité, la transmission, la succession, l’immobilier — l’ensemble de la situation financière d’une personne. Un gestionnaire de patrimoine raisonne sur tout votre patrimoine et son organisation dans le temps ; un gérant d’actifs raisonne sur la performance d’un portefeuille.

À retenir

La gestion d’actifs exécute une mission d’investissement sur un portefeuille ; la gestion de patrimoine coordonne une stratégie globale incluant fiscalité, transmission et immobilier. Savoir lequel des deux vous cherchez évite bien des malentendus.

Qu’est-ce que la gestion d’actifs ?

C’est l’activité qui consiste à gérer des capitaux, pour son compte ou pour celui de tiers, afin de viser le meilleur rendement possible à un niveau de risque choisi. On parle aussi d’asset management ou de gestion de portefeuille.

Qui gère les actifs et pour qui ?

Les sociétés de gestion administrent des fonds et des portefeuilles ; en leur sein, les gérants prennent les décisions d’investissement. Leurs clients sont des investisseurs institutionnels (assureurs, caisses de retraite) et des particuliers, qui y accèdent souvent via leur banque ou leur assurance-vie.

Comment confie-t-on ses capitaux à un gérant ?

De deux façons. La gestion collective consiste à placer son argent dans un fonds mutualisé avec d’autres investisseurs. La gestion sous mandat consiste à déléguer la gestion d’un portefeuille qui vous est propre, dans un cadre défini par contrat. Le choix dépend du montant et du niveau de personnalisation.

Quelle différence entre gestion active et gestion passive ?

En gestion active, le gérant cherche à faire mieux qu’un indice de référence, ce qui implique plus de frais. En gestion passive, ou indicielle, le fonds se contente de répliquer un indice — les ETF en sont l’exemple type — avec des frais réduits. Aucune n’est supérieure dans l’absolu.

Gestion d’actifs et gestion de patrimoine, est-ce pareil ?

Non. La gestion d’actifs porte sur des portefeuilles financiers et leur performance. La gestion de patrimoine est plus large : elle intègre la fiscalité, la transmission, l’immobilier et l’ensemble de votre situation. L’une exécute une mission d’investissement, l’autre coordonne une stratégie globale.

Derrière l’anglicisme, la gestion d’actifs répond à une question que tout épargnant se pose : à qui confier son argent, et selon quelles règles. La comprendre, c’est déjà mieux choisir.