Bourse
horaires de séance et calendrier des fermetures
Les cinq phases d’une séance et ce qu’elles changent pour un ordre, les jours de fermeture — et ceux, fériés en France, où la Bourse cote quand même.
La Bourse de Paris ne se résume pas à « 9h00-17h30 ». La journée se découpe en cinq phases : pré-ouverture à partir de 7h15 où les ordres s’accumulent sans s’exécuter, fixing d’ouverture à 9h00, séance continue jusqu’à 17h30, fixing de clôture à 17h35, puis négociation au dernier cours jusqu’à 17h40. Le calendrier, lui, réserve une surprise : la Bourse reste ouverte les 8 mai, 14 juillet, 15 août, Toussaint et 11 novembre.
- La séance commence à 7h15 : les ordres entrent, mais rien ne s’exécute avant 9h00.
- Elle finit à 17h40 : après le fixing de clôture, une dernière fenêtre reste ouverte.
- Les jours fériés français ne ferment pas la Bourse : elle cote le 14 juillet comme un autre jour.
- Un ordre du week-end attend l’ouverture : il ne s’exécute pas au cours affiché lors de la saisie.
« La Bourse ouvre à 9h et ferme à 17h30. » C’est exact, et c’est à peu près inutile dès qu’on veut passer un ordre. Parce qu’entre 7h15 et 17h40, il se passe cinq choses différentes, et qu’un ordre transmis à 8h05 ne vit pas du tout la même journée qu’un ordre transmis à 14h30.
Une séance de Bourse n’a pas deux horaires, mais cinq phases
La journée d’Euronext Paris est découpée en séquences qui n’obéissent pas aux mêmes règles. Chacune autorise quelque chose de différent.
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7h15 – 9h00 · Pré-ouverture
Les ordres entrent dans le système, s’y accumulent, se modifient, s’annulent — mais aucun ne s’exécute. Un cours théorique d’ouverture s’affiche et bouge au fil des saisies, sans qu’aucune transaction n’ait lieu.
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9h00 · Fixing d’ouverture
Le système confronte tous les ordres accumulés et détermine le prix qui permet d’échanger le plus grand volume possible. Les transactions compatibles se font à ce prix unique, au même instant. Le cours d’ouverture est donc un cours calculé, pas le résultat d’une transaction isolée.
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9h00 – 17h30 · Séance continue
La phase que la plupart des gens ont en tête. Chaque ordre entrant est confronté immédiatement au carnet et s’exécute dès qu’il trouve une contrepartie compatible. Les cours bougent en permanence.
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17h30 – 17h35 · Pré-clôture puis fixing
La cotation en continu s’arrête et les ordres s’accumulent de nouveau sans s’exécuter. Le fixing de clôture, à 17h35, détermine le cours de clôture selon le même principe que le matin.
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17h35 – 17h40 · Négociation au dernier cours
Une dernière fenêtre reste ouverte, mais les échanges ne peuvent s’y faire qu’au prix issu du fixing de clôture. Aucun autre prix n’est possible.
Ce que chaque phase change pour votre ordre
Ces phases ne relèvent pas d’une mécanique réservée aux professionnels. Elles déterminent ce qui arrive à votre instruction.
Un ordre transmis à 8h du matin ne s’exécute pas à 8h : il rejoint la file de la pré-ouverture et attendra le fixing de 9h00. Entre-temps, il aura pu peser sur le cours théorique affiché, mais rien n’aura été échangé.
Un ordre passé à 14h30, en pleine séance continue, peut s’exécuter dans la seconde s’il rencontre une contrepartie. C’est la phase où le délai entre l’intention et l’exécution est le plus court. Un ordre transmis à 17h32, lui, arrive après l’arrêt du continu et rejoint le fixing de clôture ; à 17h38, il ne peut plus se faire qu’au cours déjà fixé.
Cette mécanique explique une observation qui déroute souvent les investisseurs débutants : le cours d’ouverture d’une valeur peut différer nettement de son cours de clôture de la veille, sans qu’aucune transaction ait eu lieu entre les deux. Rien d’anormal — les informations tombées pendant la nuit se sont traduites dans les ordres accumulés, et le fixing les a agrégées d’un coup.
Les jours de fermeture, et ceux où l’on croit à tort que c’est fermé
C’est ici que l’intuition française induit le plus en erreur, parce que le calendrier boursier n’est pas le calendrier des jours fériés.
Six dates, cinq séances perdues
Le 1er janvier, le Vendredi saint le 3 avril, le lundi de Pâques le 6 avril, le 1er mai, puis les 25 et 26 décembre. Ce dernier tombant un samedi cette année, cinq séances seulement disparaissent réellement. S’y ajoutent deux clôtures anticipées à 14h00, les 24 et 31 décembre.
Six jours où le marché cote
Le 8 mai, le jeudi de l’Ascension, le 14 juillet, le 15 août, la Toussaint et le 11 novembre. Ces jours-là, les banques sont fermées, une partie du pays est en congé, et le marché fonctionne normalement.
La conséquence est concrète : un investisseur qui suppose une fermeture peut manquer une séance entière, ou s’étonner d’un mouvement sur un titre le jour de la fête nationale. Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne suivent le même calendrier que Paris — même groupe, mêmes dates. Les autres places européennes ont chacune le leur, avec des jours fériés locaux supplémentaires : c’est la règle, pas l’exception.
Les autres places, à l’heure de Paris
La plupart des tableaux disponibles en ligne donnent les horaires étrangers en heure locale, ce qui oblige le lecteur à faire lui-même la conversion. Les repères ci-dessous sont exprimés directement dans le fuseau français, hors périodes de décalage exceptionnel.
| Place | Séance, en heure de Paris | Ce que ça change pour vous |
|---|---|---|
| Tokyo | Environ 2h00 à 8h00 | La séance japonaise est terminée avant l’ouverture de Paris : elle se lit comme une indication de tendance au réveil, pas comme un marché accessible en direct |
| Londres | Environ 9h00 à 17h30 | Presque calquée sur Paris. Les deux places changent d’heure aux mêmes dates, l’écart reste donc stable toute l’année |
| New York | Environ 15h30 à 22h00 | Ouvre en pleine séance parisienne : environ deux heures de chevauchement jusqu’à 17h30, moment le plus animé de la journée pour un investisseur français |
L’Europe et les États-Unis ne changent pas d’heure aux mêmes dates. Pendant quelques semaines par an, au printemps et à l’automne, l’écart habituel entre Paris et New York se décale d’une heure, et les repères ci-dessus glissent d’autant. Un tableau d’équivalences trouvé en ligne peut donc être exact dix mois sur douze et faux le reste du temps. Pour un ordre au cours d’ouverture d’une place étrangère, mieux vaut vérifier l’heure effective ce jour-là.
Un ordre passé le soir ou le week-end, que devient-il ?
Il est enregistré par le courtier, qui le transmettra au marché lors de la phase d’ouverture suivante. Rien ne se perd, rien ne s’exécute non plus dans l’intervalle.
Deux conséquences pratiques en découlent. La première, la plus coûteuse quand on l’ignore : le cours auquel votre ordre sera finalement exécuté n’a aucune raison de coïncider avec le dernier cours affiché au moment de la saisie. Entre un clic du dimanche soir et le fixing du lundi matin, le marché a intégré tout ce qui s’est passé pendant le week-end.
La seconde tient à une confusion fréquente : les horaires du marché et ceux du courtier sont deux choses distinctes. Un intermédiaire peut cesser de transmettre les ordres avant la clôture du marché, appliquer ses propres plages pour certains types d’instructions, ou traiter différemment les places étrangères. Ces informations figurent dans sa politique d’exécution, document rarement lu mais qui répond précisément à ce genre de question.
Le type d’ordre choisi et sa durée de validité déterminent le reste : jusqu’à quand il demeure actif, et à quelles conditions de prix il peut se déclencher. Ce sont des paramètres à examiner avant de valider, pas après.
Les moments de la séance qui ne se ressemblent pas
Une séance n’est pas homogène, et le constater n’a rien à voir avec la recherche du bon moment pour agir.
Les premières minutes qui suivent l’ouverture concentrent les réactions à tout ce qui est tombé depuis la clôture de la veille : résultats publiés hors séance, informations de la nuit, tendance des marchés asiatiques. Les écarts entre prix demandés et prix offerts y sont souvent plus larges qu’en milieu de journée.
L’après-midi change de rythme à l’arrivée des marchés américains, et les publications statistiques venues d’outre-Atlantique se répercutent immédiatement sur les valeurs européennes. Les fixings, enfin, concentrent en un instant des volumes considérables, celui de clôture en particulier, auquel de nombreux investisseurs institutionnels se réfèrent. Cela ne les rend ni plus favorables ni moins favorables : cela signifie simplement que beaucoup d’échanges s’y font au même prix.
Pour tout paramètre précis — horaires applicables à une valeur particulière, cotation au fixing des titres les moins liquides, calendrier d’une place étrangère —, les informations publiées par l’opérateur de marché et la documentation du courtier font foi. Ce sont les seules sources qui restent à jour.
À quelle heure ouvre et ferme la Bourse de Paris ?
La séance continue va de 9h00 à 17h30, mais la journée boursière est plus large. Les ordres entrent dès 7h15 en pré-ouverture sans être exécutés, le fixing d’ouverture a lieu à 9h00, le fixing de clôture à 17h35 après cinq minutes de pré-clôture, et une dernière fenêtre de négociation au cours de clôture reste ouverte jusqu’à 17h40.
La Bourse est-elle ouverte les jours fériés français ?
Le plus souvent, oui, et c’est contre-intuitif. Euronext Paris cote normalement les 8 mai, jeudi de l’Ascension, 14 juillet, 15 août, Toussaint et 11 novembre. En 2026, les fermetures complètes concernent le 1er janvier, le Vendredi saint (3 avril), le lundi de Pâques (6 avril), le 1er mai, les 25 et 26 décembre. Les 24 et 31 décembre font l’objet d’une clôture anticipée à 14h00.
Que devient un ordre passé le soir ou le week-end ?
Il est enregistré par le courtier et transmis au marché lors de la phase d’ouverture suivante. Il ne s’exécute donc pas au cours affiché au moment de la saisie : entre un clic du dimanche soir et le fixing du lundi matin, le marché a intégré tout ce qui s’est passé entre-temps. Les horaires de réception du courtier ne coïncident pas nécessairement avec ceux du marché ; sa politique d’exécution le précise.
Pourquoi le cours d’ouverture diffère-t-il de la clôture de la veille ?
Parce que le cours d’ouverture n’est pas issu d’une transaction isolée mais d’un fixing. Pendant la pré-ouverture, les ordres s’accumulent sans s’exécuter et intègrent tout ce qui est tombé depuis la clôture : résultats publiés hors séance, informations de la nuit, tendance asiatique. À 9h00, le système détermine d’un coup le prix qui permet d’échanger le plus grand volume, ce qui peut produire un écart net avec la veille.
À quelle heure française ouvre Wall Street ?
Vers 15h30, pour une clôture aux alentours de 22h00 — ce qui laisse environ deux heures de chevauchement avec la fin de séance parisienne. Attention toutefois : l’Europe et les États-Unis ne changent pas d’heure aux mêmes dates, et l’écart habituel se décale d’une heure pendant quelques semaines par an. Un tableau d’équivalences peut donc être faux à ces périodes.
Y a-t-il des moments de la séance plus agités que d’autres ?
Oui, et c’est une observation, pas une recommandation. Les premières minutes après l’ouverture concentrent les réactions aux informations tombées hors séance, avec des écarts de prix souvent plus larges. L’après-midi s’anime à l’arrivée des marchés américains et de leurs statistiques. Les fixings, celui de clôture en particulier, concentrent en un instant des volumes importants.
Retenir 9h00 et 17h30 suffit pour suivre un indice. Dès qu’il s’agit de passer un ordre, ce sont les quatre autres bornes de la journée qui décident de ce qui vous arrive.