La communication en anglais
le vocabulaire du métier
Singulier ou pluriel, intitulés de poste, livrables, domaines et faux-amis : les mots réellement employés, sans calques.
« Communication » se traduit à l’identique, mais l’anglais distingue le singulier, qui désigne l’échange, du pluriel communications, qui désigne la fonction et le métier — d’où she works in communications. Les intitulés de poste se construisent sur ce pluriel, les livrables ont des noms fixés, et une poignée de faux-amis trahissent immédiatement un francophone.
- Singulier ou pluriel : communication pour l’échange, communications pour la fonction et le service.
- Comms : l’abréviation interne omniprésente, à réserver aux échanges informels.
- Les postes : communications officer, communications manager, head of communications.
- Les livrables : press release, media kit, talking points, brand guidelines.
- Le faux-ami n° 1 : un support de communication n’est jamais un support.
« Communication » en anglais
le mot est le même, pas les usages
La traduction ne pose aucun problème : communication. C’est justement ce qui piège, parce que le mot anglais ne se comporte pas comme le français.
Au singulier, communication désigne le fait de communiquer, l’échange lui-même, la qualité d’un message. On dira communication between the two teams has improved ou the report suffers from poor communication. Au pluriel, communications désigne la fonction, le service, le métier et les moyens : she works in communications, the communications department, a communications strategy. Un francophone qui écrit I work in communication sera compris, mais le mot sonnera faux là où un anglophone dirait in communications.
À cela s’ajoute une abréviation omniprésente dans les entreprises anglophones : comms. Elle sert partout dans le langage interne — the comms team, internal comms, a comms plan — et reste informelle. On l’écrit dans un message d’équipe, rarement sur une carte de visite ou dans un rapport annuel.
Au sens technique, communications recouvre aussi les télécommunications et les réseaux. Le contexte lève l’ambiguïté sans effort, mais elle explique quelques résultats déroutants quand on cherche ce mot seul dans un moteur de recherche.
Dire son métier
les intitulés de poste
C’est le besoin le plus fréquent, et celui où le mot à mot fonctionne le moins. Les intitulés anglophones se construisent presque toujours autour de communications au pluriel, avec un mot de rang derrière et, le cas échéant, une spécialité devant.
Du chargé au directeur
Chargé de communication : communications officer, parfois communications executive au Royaume-Uni ou communications specialist en Amérique du Nord. Responsable : communications manager. Directeur : head of communications dans les structures où la fonction est un service, communications director quand elle siège à la direction, et chief communications officer (CCO) dans les grands groupes.
Le mot ajouté devant
Internal communications manager pour la communication interne, brand communications manager côté marque, public affairs manager pour les affaires publiques. L’attaché de presse est un press officer, ou media relations officer là où les deux fonctions sont distinguées. Community manager et social media manager coexistent, le second étant plus courant dans les annonces anglophones.
Stages et diplômes
Communications intern, junior communications officer et communications assistant sont les formulations attendues. Pour un diplôme français, l’usage sur un profil anglophone est de décrire le niveau et le champ — five-year degree in communications — plutôt que de traduire le nom de l’école ou de la mention, qui ne renvoie à rien à l’étranger.
Nommer ce qu’on produit
documents et livrables
Le vocabulaire des livrables est celui qui rend le plus service au quotidien, parce qu’il revient dans chaque échange.
Un communiqué de presse est un press release. Le mot français communiqué existe bien en anglais, mais il est réservé au registre diplomatique ou officiel : l’employer pour une annonce d’entreprise fait décalé. Le dossier de presse se dit press kit ou media kit. Les éléments de langage deviennent talking points, expression très courante et sans équivalent élégant en français. Une note interne est un internal memo, une lettre d’information une newsletter, une plaquette une brochure.
La charte graphique, elle, n’a pas de traduction directe : on parle de brand guidelines, parfois de visual identity guidelines. Le terme graphic charter est un calque à éviter, immédiatement identifiable comme une traduction depuis le français.
Les grands domaines et leurs noms consacrés
Les domaines d’activité ont des noms fixés par l’usage, et les traduire mot à mot mène souvent à côté.
Les relations presse se disent media relations. Le terme générique public relations, abrégé PR, recouvre en pratique un périmètre plus large que nos « relations publiques » : dans beaucoup d’organisations anglophones, il englobe l’essentiel de la communication externe, mais son étendue exacte dépend de la taille de la structure et du secteur. La communication interne est internal communications, la communication de marque brand communications, souvent rattachée au brand marketing. La communication de crise est crisis communications, et le plan associé un crisis comms plan.
Deux termes méritent une précision. La communication institutionnelle se traduit par corporate communications, qui englobe l’image de l’organisation, la relation aux parties prenantes et la communication financière. Et la communication d’influence, ou les affaires publiques, relèvent de public affairs, à ne pas confondre avec lobbying, terme plus étroit et nettement plus connoté.
Les faux-amis qui trahissent un francophone
Certains mots passent inaperçus à l’oreille française et sonnent immédiatement faux pour un anglophone. Deux méritent un mot d’explication avant le relevé.
Support est le plus fréquent de tous : en anglais, le mot signifie l’appui, l’aide, le soutien technique. Un support de communication n’en est donc jamais un, et le mot juste dépend de ce qu’on désigne — le canal, le média ou l’objet imprimé. Actually arrive juste derrière, parce que l’erreur est invisible à celui qui la commet : l’adverbe signifie « en fait », et l’employer pour dire « actuellement » retourne le sens de la phrase.
| En français | À ne pas écrire | Le mot juste |
|---|---|---|
| Support de communication | support | medium, channel, material |
| Actualité, actualités | actuality | news, current affairs |
| Actuellement | actually | currently, at the moment |
| Sensibiliser | sensibilise | raise awareness |
| Animer une réunion | animate | facilitate, chair, run |
| Une formation | a formation | training, training course |
| Éventuellement | eventually | possibly, if needed |
| Agenda (carnet) | agenda | diary, calendar |
| Responsable de | responsible of | responsible for |
| Communiquer sur un sujet | communicate on | communicate about, promote |
Au quotidien, dans une équipe internationale
La règle qui rend le plus service tient en peu de mots : des phrases courtes et des verbes actifs. L’anglais professionnel supporte mal les longues constructions subordonnées auxquelles le français se prête volontiers, et une idée par phrase suffit presque toujours.
Deux réflexes évitent bien des malentendus. Le premier concerne les tournures indirectes : quand un interlocuteur britannique écrit I’m not sure that’s the best approach, il exprime fréquemment un désaccord net, pas une hésitation. Le second concerne l’humour et l’ironie, qui traversent mal l’écrit entre cultures différentes : une remarque qui passe à l’oral, portée par le ton et le visage, arrive souvent à plat dans un message écrit.
Restent quelques divergences d’usage entre les deux côtés de l’Atlantique. CV est britannique, resume américain. Programme s’écrit program aux États-Unis. Whilst est britannique et un peu formel, while passe partout. Ces écarts ne prêtent jamais à confusion, mais choisir une variante et s’y tenir dans un même document donne un texte nettement plus tenu.
Faut-il écrire communication ou communications en anglais ?
Le singulier désigne le fait de communiquer et la qualité des échanges. Le pluriel désigne la fonction, le service et les moyens : on dit she works in communications, the communications department, a communications strategy.
Comment traduire « chargé de communication » ?
Le plus souvent communications officer, parfois communications executive au Royaume-Uni ou communications specialist en Amérique du Nord. Un responsable devient communications manager, un directeur head of communications ou communications director.
Comment dit-on « communiqué de presse » ?
Press release. Le mot communiqué existe en anglais mais reste réservé au registre diplomatique ou officiel : l’employer pour une annonce d’entreprise sonne décalé.
Que signifie « comms » ?
C’est l’abréviation courante de communications dans le langage interne des entreprises anglophones : the comms team, internal comms, a comms plan. Elle reste informelle et ne s’écrit pas dans un document officiel.
Comment traduire « support de communication » ?
Jamais par support, qui signifie appui ou soutien en anglais. Selon ce qu’on désigne, on emploie medium, channel, ou material pour un objet imprimé.
Quelle est la différence entre public relations et media relations ?
Media relations désigne précisément les relations presse. Public relations, abrégé PR, recouvre un périmètre plus large : dans beaucoup d’organisations anglophones, il désigne l’essentiel de la communication externe.
Un vocabulaire de métier s’installe par l’usage, pas par la mémorisation. Le plus efficace reste de lire, dans sa spécialité, ce que publient les organisations anglophones.